En ce 14 juillet, vous verrez peut-être dans le ciel le traditionnel défilé de la patrouille de France avec en son cœur, l'Air Force One présidentiel. Véhicule érigé en joyau, mais pas dans tous les pays.

Lopez Obrador, en 2018, alors qu'il est candidat à la présidence du Mexique.
Lopez Obrador, en 2018, alors qu'il est candidat à la présidence du Mexique. © Getty / Luis Boza/VIEWpress/Corbis

Au Mexique, le président de gauche Lopez Obrador refuse de prendre son Boeing 737... Des mois d'ailleurs qu'il essaye de le vendre, l'argent devait aller aux plus démunis. Mais pas de nouvelles de ce côté-là, ça semble un échec.

En attendant, Lopez Obrador, à la tête du 10ᵉ pays le plus peuplé de la planète, se déplace comme Monsieur et Madame Tout le monde : en avion commercial, et croyez-le ou non : en classe éco ! Lui qui a supprimé les gardes armés qui le suivaient, imaginez un peu la scène : la semaine dernière, Lopez Obrador se rend aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump.

Il est assis tranquillement tout seul dans la salle d'embarquement, l'attroupement se forme. Les Mexicains viennent lui serrer la main, faire des selfies, lui donner l'accolade... C'est pas très Covid-19, mais c'est plus qu'étonnant. Transposez la scène avec Emmanuel Macron ou Angela Merkel ? Voilà. 

Alors ça pose quelques soucis quand même : en début d’année, pour un vol intérieur, un passager qui craignait pour sa propre sécurité a demandé à sortir de l'avion quand il a vu le président entrer. Soit. Mais en terme écologique et financier, c'est imbattable : un vol sur Internet Mexico- Washington D.C, ça va chercher dans les mille euros. Une bagatelle quand on compare avec son prédécesseur : Enrique Peña Nieto qui, en visite à Londres en 2015 par exemple, s’était déplacé avec une délégation de près de 200 personnes. Un voyage à près de 300 000 euros. Alors oui, il n'y a pas photo.

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