Vous le savez, Little Richard est mort samedi dernier à l’âge de 87 ans ce qui est une prouesse, considérant ce qu’implique d’être le roi du rock and roll.

Little Richard en 1975
Little Richard en 1975 © Getty / Angela Deane-Drummond/Evening Standard/Hulton Archive

Quatre-vingts secondes pour vous recommander un texte magnifique que le critique musical Francis Dordor consacre à Little Richard sur le site du quotidien d’idées AOC. Pour le rock, Little Richard n’était « pas seulement la primauté, ou l’antériorité, mais une manière d’omniscience : celle d’être du rock’n’roll l’Alpha et l’Omega », lui qui a offert, vie et œuvre confondues, « absolument tout ce que cette musique divine et infernale avait en magasin, le salut, la perdition, le fric, la déchéance, le désespoir, les plaisirs, le bon et le mauvais goût. »

Et voici ce que Little Richard fit au piano, instrument qui sous ses doigts « change radicalement d’identité » dit Dordor

De poli, ayant conquis ses plus nobles vertus, sa plus riche expression à l’époque romantique, il devient l’égal du saxophone ou de la guitare pour la sauvagerie, l’intrépidité et, chose improbable, le cachet spectaculaire.

J’aimerais vous citer tout ce texte qui n’est pas une nécrologie classique mais une mini-biographie, un essai de rock social, sur un homme qui n’aura jamais son « biopic » à Hollywood — sa vie, en forme d’effraction dans l’Amérique raciste des années 50 et 60, n’est toujours pas représentable à l’écran en 2020, elle reste trop scandaleuse aux regards des vétilleuses normes morales de notre époque. 

« L’Alpha et l’Omega du rock and roll - sur Little Richard », signé Francis Dordor sur le site AOC. 

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