Il y a un an, au début de l’épidémie de COVID, face à un événement inédit et potentiellement dangereux pour chacun, je vous avais rendu compte d’un débat outre-Atlantique sur l’accès à l’information.

Faut-il rendre gratuite l'information qui relève du service public ?
Faut-il rendre gratuite l'information qui relève du service public ? © Getty / Portra

Est-il éthique, même si vous êtes un journal dont le modèle économique est l’abonnement, que seuls ceux qui ont les moyens de se l’offrir aient accès à la meilleure information possible ? Quatre-vingts secondes, un an après, pour un bilan partiel dressé dans la Columbia journalism review

Un grand nombre de journaux ont fait le choix de rendre gratuite leur couverture de la pandémie : à certains moments, sur certains sujets, oui, l’accès à l’information relève du service public, y compris pour des médias privés. Chacun peut ensuite doser la gratuité, en faire le réglage qu’il désire. Mais le COVID a aussi créé un précédent : si les informations sur l’épidémie sont vitales, que dire de celles sur les violences policières, le mouvement Black live matter, la couverture de la présidentielle américaine de 2019 ? Tout cela ne mérite-t-il pas aussi que les vannes soient ouvertes ? Peut-être mais qui payera alors ce journalisme de qualité et où trouver l’argent pour le faire exister ?

On retrouve là un vieux débat, presque aussi vieux que l’internet. Avec une sacrée nouveauté : si l’information de qualité est payante, la désinformation, elle, est gratuite, disponible partout et en accès libre. Là-dessus, malheureusement, on n’a pas encore trouvé le réglage. 

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