Il est possible que vous ayez porté une de ses paires de basket, tapé un texte avec l’une de ses polices de caractère ou passé des heures sur l’application dont il a conçue l’interface.

Tinker Hatfield est l'un des designeurs de l'équipementier Nike
Tinker Hatfield est l'un des designeurs de l'équipementier Nike © Getty / Dave Pedley

Quatre-vingts secondes ce matin sur la série documentaire Abstract consacrée aux papes et papesses du design contemporain. La deuxième saison vient de sortir sur Netflix.

Chaque épisode est beau, léché, luxueux comme du papier glacé ou une pub. J’ai découvert l’existence du titan Tinker Hatfield qui dessine des chaussures pour l’équipementier Nike. J’ai apprécié l’art majeur de la costumière Ruth Carter, qui travaille notamment au cinéma pour le réalisateur Spike Lee. J’ai plongé dans la folie douce du créateur de polices de caractère Jonathan Hoefler dont le métier est d’imaginer des alphabets. J’ai aimé la mélancolie de Ian Spalter, en charge du design chez Instagram, dont le travail consiste à aliéner des centaines de millions d’utilisateurs, vous, moi, mais pas ses enfants qui, eux, n’ont pas de téléphone portable.

D’où vient le léger malaise ? 

Sans doute de la transformation du design en art sans conséquence. La série ne connaît pas le doute. Comme spectateur, elle vous demande juste d’admirer des créateurs et de feuilleter chaque épisode d’un catalogue de bons et de beaux sentiments.

Références

Abstract, deux saisons disponibles sur Netflix.

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