Petit étonnement amusé à la découverte d’une nouvelle spécialité de l’Institut Montaigne, plus connu pour ses notes sur l’emploi (« rebondir après le COVID ») ou sur le « capitalisme responsable » (« chance pour l’Europe »), pour ne citer que les deux dernières.

Mais quatre-vingts secondes ce matin sur l’ensemble d’analyses fouillées consacrées, au cours de l’été, au « monde au miroir des séries » télévisées.

Quelques exemples : analyse comparée de The Crown, qui raconte le règne d’Elisabeth II, et de Borgen, centrée le personnage de Birgitte Nyborg, Première ministre du Danemark. Deux femmes, deux manières de faire de la politique : The Crown, c’est la puissance de l’institution, Borgen « le laboratoire où se cherche à tâtons le renouvellement de la vie démocratique ». Sur la série Counterpart, Bruno Tertrais décrit la géopolitique d’une pandémie et regrette que les « auteurs de fiction [cèdent] à ce que Marc Bloch appelait "la superstition de la cause unique" ». Dominique Moïsi confie un brin de « voyeurisme » à propos de la série Succession, « illustration » sinon « défense de ce qu’est devenue l’Amérique : un pays sans foi, ni loi, coupable et victime tout à la fois de la financiarisation du monde ».

Homeland, Baron Noir, House of cards, Years and Years et quelques autres : l’Institut Montaigne a des goûts classiques en matière de séries télé et vous fait même la politesse d’un « spoiler alert », d’une alerte au divulgâchage, en tête de chaque article. On sait vivre ! 

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