Et quatre-vingts secondes ce matin sur cette série que vous propose Laure Adler, non pas sur "La Peste", qui fut redécouverte pendant le confinement comme une lecture de circonstances, mais sur cet autre chef d’œuvre qu’est "L’Etranger".

Albert Camus en 1954
Albert Camus en 1954 © Getty / Keystone-France

Plusieurs grands lecteurs se succèdent au micro de Laure Adler : l’historien Benjamin Stora hier, l’écrivain Atiq Rahimi et le philosophe Marc Crépon pour les deux prochaines émissions. Et ce soir, un lecteur majuscule, le lecteur absolu : Alberto Manguel, sur le sens de la mort, ou plutôt de la vie, dans L’Etranger :

Il y a trois morts. Il ne faut pas oublier la toute première, parce que de la même façon que la mère de Meursault meurt dans l'indifférence générale (ou de Meursault, au moins), que l'Arabe est tué par Meursault dans l'indifférence et qu'il est en face de sa propre mort avec cette même indifférence. C'est une indifférence face à la mort mais pas face à la vie ! C'est ça qui est important.

Alberto Manguel au micro de Laure Adler pour cette série d’Heures bleues spéciales, consacrées à L’Etranger d’Albert Camus, ce soir à 20h sur Inter. 

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