Il a été publié il y a une semaine, le jour où Jean Castex annonçait au monde de la culture qu’il resterait confiné au moins jusqu’en janvier.

Quatre-vingts secondes ce matin sur un article enfoui dans la section « théâtre » des pages culturelles du New York Times. Le sujet est simple : les théâtres sont fermés en France mais le spectacle continue dans les églises parisiennes. Les messes à Saint-Sulpice, Saint-Roch et Saint-Pierre-de-Chaillot sont, sur le plan dramaturgique, dans des registres et des styles différents, de vrais moments de scène.

Laura Cappelle analyse tout, architecture, lumière des cierges, son des orgues, chants, jusqu’au style des prêtres qui ne jouent pas leurs sermons comme des acteurs professionnels joueraient sur scène. Quant au public, il peut être nombreux, voire très nombreux. Ainsi à l’Eglise Saint-Roch, surnommée il est vrai la « paroisse des artistes », où Laura Cappelle dit avoir assisté, le 6 décembre dernier, à une messe de… 400 personnes ! 400 personnes, distance physique « limitée » entre les participants et pas d’application stricte de l’obligation de porter un masque. Laura Cappelle ajoute que cette foule était parmi les plus denses qu’elle ait vues depuis le début de la pandémie et que ce « laxisme » tranche avec le scrupuleux respect des règles sanitaires dans les théâtres, lorsqu’ils étaient ouverts.

Entre critique d’art et reportage, cet article du New York Times est signé Laura Cappelle.

Contact
Thèmes associés