C’est un texte subtil en forme d’avertissement. La méditation de la philosophe Joëlle Zaske sur ce qu’aura été la grande nouveauté du confinement : les outils de télétravail. Que perdrions-nous à ce qu’ils s’imposent comme des modalités pérennes de la vie sociale ?

Les conférences à distance
Les conférences à distance © Getty / FilippoBacci

Quatre-vingts secondes ce matin autour de la méditation de la philosophe Joëlle Zaske sur ce qu’aura été la grande nouveauté du confinement — l’essor de tous les outils de télétravail, de télé-enseignement, de télémédecine, de télé-apéro. 

S’il n’est pas question d’en nier l’utilité, que perdrions-nous à ce qu’ils s’imposent comme des modalités pérennes de la vie sociale ?

Nous y perdrions beaucoup.

Pensez à ce qu’engage une conversation, le visage, des gestes, un sourire, un haussement de sourcil. 

Même parler pour ne rien dire, même une discussion de bistrot engagent les corps et tout une gamme de comportements strictement humains qui disparaissent d’un échange par ordinateur.

Car quand on se parle face à face, on ne fait pas qu’échanger des informations. Pour prendre conscience de ce plaisir, parler, Joëlle Zaske évoque, dans une jolie comparaison, la danse, cette activité dans laquelle on entre et sort de son plein gré, comme d’une conversation.

Alors qu’en restera-t-il, de ces outils numériques ?

Le télétravail a pris son essor et perdurera sans doute. Des entreprises se disent déjà qu’elles peuvent économiser de l’espace en laissant leurs salariés travailler chez eux. Mais il faudra absolument protéger « le simple plaisir de la compagnie d’autrui » dit Joëlle Zaske, dans cet article à lire sur le site AOC. Le zoom.

« La communication virtuelle : le nouvel opium du peuple ? » de Joëlle Zaske

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