Le conseil est venu de l’ami Frédéric Carbonne de France Info, soutenu avec ferveur par cette grande lectrice qu’est Florence Paracuellos (qui avait déjà tout lu) et enfin relayé par un Claude Askolovitch dithyrambique (vous imaginez ce que ça peut donner).

Larry McMurtry en 2006
Larry McMurtry en 2006 © Getty / SGranitz/WireImage

Quatre-vingts secondes ce matin sur le cycle romanesque Lonesome Dove de Larry McMurtry dont le dernier volet vient de paraître. 

Les livres n’ont pas été publiés dans cet ordre mais je vous remets la chronologie dans le bon sens. Texas, 1850, deux gamins à peine âgés de 20 ans, Woodrow Call et Augustus McCrae, s’engagent dans les Rangers pour mener la guerre aux Indiens, aux Mexicains, aux hors-la-loi et aux voleurs de chevaux. On suivra les deux amis sur près d’un demi-siècle, de l’héroïsme adolescent à la sagesse poivre et sel, de la cavalerie débridée à une certaine forme de chevalerie. Autour d’eux gravitent des dizaines de personnages qui passent et trépassent parfois en quelques pages. Autour d’eux, surtout, le Texas, sauvage, les plaines, les déserts, les canyons, les rivières, les animaux sauvages. Au-dessus d’eux, enfin, le ciel, les étoiles et les oiseaux.

« On a toujours aimé arriver là où on allait, même si ça n’a pas le moindre sens » dit à un moment Augustus. C’est un parfait résumé de cette œuvre littéraire, une belle définition aussi de la littérature voire de la vie elle-même. Cette tétralogie picaresque est un diamant de 3000 pages. Lonesome dove de Larry McMurtry aux éditions Gallmeister, qu’elles soient remerciées. 

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