Après 16 numéros qui auront été à chaque fois des bonheurs de lecture, la voilà qui tire sa révérence.

Deux couvertures de la revue "America"
Deux couvertures de la revue "America" © America

Quatre-vingts secondes ce matin sur le tout dernier numéro d’America. Lancée en 2016 quand Donald Trump arrive au pouvoir, la revue s’était donnée pour mission d’analyser, grâce aux écrivains, ces années dont on pressentait qu’elles seraient inédites — sur ce point, l’intuition fut la bonne.

Le dernier numéro est une charnière, entre la fin des années Trump, dont l’inventaire continue au fil des pages, et ce qu’on peut imaginer, ou espérer, de la présidence Biden. Trois portrait intéressants : celui du futur président, qui entre en fonction après-demain ; celui de la vice-président Kamala Harris ; celui, enfin, d’Alexandria Ocasio-Cortez, étoile montante de la vie politique américaine. Elue à la Chambre des représentants à 29 ans, elle incarne l’aile gauche du Parti Démocrate et une autre génération que celle de Biden et des grands caciques. Des gens si différents qu’elle se demande d’ailleurs comment ils peuvent être dans le même parti. Un autre article sur les GAFA, ces « nouveaux maîtres », prend un relief particulier après la décision de certains d’entre eux de bannir Trump de leurs réseaux.

« Hello… Goodbye », c’est le titre de ce dernier numéro de l’aventure America qui s’offre la cohérence, l’élégance mais aussi le luxe de partir sur la pointe des pieds en frustrant ses lecteurs. Ça aussi, ça méritait un coup de chapeau ! Le numéro 16, en librairie mercredi.

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