Une lecture pour l’été ou même avant, le millésime 2020 est excellent. Un polar d'espionnage à Londres, sur fond de Brexit et de relations internationales marquées par la vassalisation de la Grande-Bretagne par Donald Trump et l’influence de la Russie de Vladimir Poutine.

Détail de la couverture de "Retour de service" de John Le Carré
Détail de la couverture de "Retour de service" de John Le Carré © Seuil

Quatre-vingts secondes ce matin sur le nouveau roman de John Le Carré, Retour de service. Nous voilà pour l’essentiel à Londres, sur fond de Brexit et de relations internationales marquées par la vassalisation de la Grande-Bretagne par Donald Trump et l’influence de la Russie de Vladimir Poutine. 

L'histoire de Nat espion placardisé

Comme tirer un fil reviendrait à débobiner tout le roman... Je ne vous en dis que le minimum sur le personnage central, Nat, espion en milieu de carrière, ayant essentiellement œuvré en Europe de l’est. Il est aujourd’hui placardisé ou en tout cas dans un recoin de la vaste architecture des services secrets britanniques. C’est un très bon joueur de badminton amateur qu’un jeune homme dégingandé, lunatique voire lunaire, va venir un jour défier. A partir de là, se nouent une amitié et toute l’intrigue du roman.

C’est un livre que vous lisez le sourire aux lèvres, comme si vous assistiez à une conversation brillante, pleine d’esprit, d’ironie et de sous-entendus. 

Et puis l’atmosphère s’assombrit. 

On perçoit alors l’inquiétude de John Le Carré, déjà présente dans son précédent roman, sur l’état de l’Europe, le délitement d’une construction politique qui était, au fond, pour les espions, la seule belle raison de se battre après la fin de la guerre froide.

Ne manquez pas ce Retour de service de John Le Carré, publié aux éditions du Seuil.

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.