« Il est, à l’autre bout du monde, un chapelet d’îles. J’y ai défait mon sac il y a quelques années, loin du tumulte, prenant pour asile (…) une maison ancienne sur laquelle veillaient deux discrètes figures d’ombre. »

Profitons-en pour réinventer les musées
Profitons-en pour réinventer les musées © Getty / xu wu

Quatre-vingts secondes ce matin sur le très beau texte que l’historienne d’art Marine Kiesel consacre à cet archipel de musées japonais, répartis sur plusieurs îles de la mer intérieure de Seto. Les œuvres d’art y sont exposées d’une manière unique au monde.

Alors que les musées seront à nouveau accessibles demain en France, c’est à partir de cette expérience que Marine Kiesel nous engage à ne pas rouvrir « les mêmes musées » : 

« Rouvrons-les réinventés. Cela passera par une apparente immobilité » dit-elle, « des collections, à regarder là où elles sont ; des publics, à retrouver près des musées (…) en dehors des frénésies (…) où leur sens se dissout dans de chimériques exigences de performance, d’attractivité et de rentabilité ». Les rebâtir autour de la « sensation », de « l’étonnement », du « désir » qui sont, pour un spectateur, les buts premiers d’un musée.

C’est une utile réflexion alors que tout le monde se réjouit du retour progressif à la vie normale. Et je vous rappelle que François Pinault est l’invité du Grand entretien pour nous parler, justement, du musée qu’il ouvre à la Bourse de Commerce à Paris, avec l’un des architectes des îles-musées japonaises : Tadao Ando. 

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