Autour d’eux, la foule des invités. Les mariés sont jeunes, tellement beaux dans les bras l’un de l’autre, ils tiennent ensemble le grand couteau pour découper la pièce montée.

Détail de l'affiche de "Possessions" de Shachar Magen avec Reda Kateb, Nadia Tereszkiewicz, Noa Koler
Détail de l'affiche de "Possessions" de Shachar Magen avec Reda Kateb, Nadia Tereszkiewicz, Noa Koler © Canal plus

Scène suivante : le marié au sol, égorgé. Quatre-vingts secondes ce matin pour vous souhaiter bienvenue dans la série Possessions. Mais que s’est-il donc passé ??? La mariée, couverte de sang, est la première suspecte mais on sent très vite une atmosphère bizarre, poisseuse, suffocante — ça ne peut pas être aussi simple.

Et en effet, la série (qui se déroule en Israël) s’installe dans ce qu’on appellera, faute de mieux, le fantastique ou l’étrange

Mais pourquoi la mère de la mariée, juive originaire de Djerba en Tunisie, se comporte-t-elle de manière si bizarre, avec des pressentiments, une extrême superstition, des rituels d’un autre temps ? 

Elle semble parfois possédée — mais par quoi ? C’est une inspectrice de la police israélienne qui va mener l’enquête, très vite on sent que la scène de crime est plutôt métaphysique.

Le scénario a été co-écrit par la romancière Valérie Zenatti, prix du livre Inter 2015.

La complexité de l’intrigue, la finesse des portraits de toutes ces femmes (le vrai sujet de la série) portent sa marque. L’ironie avec laquelle sont composés les personnages masculins est à certains moments désopilante — en gros, les hommes sont soit effarés, soit transparents, soit bas de plafond, soit morts. Le beau est souvent bizarre : je vous laisse donc découvrir l’horlogerie fine de cette mini-série, Possessions, diffusée sur la plateforme MyCanal. 

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