Quatre-vingts secondes ce matin sur le remarquable livre de l’historien Nicolas Offenstadt qui est une belle introduction à cette pratique qui consiste à s’introduire dans des bâtiments abandonnés, en ruine, en déshérence.

L'Urbex, ou l'exploration urbaine, est une pratique qui se développe de plus en plus ces dernières années
L'Urbex, ou l'exploration urbaine, est une pratique qui se développe de plus en plus ces dernières années © Radio France / Clément Polyn

Des hôpitaux, des usines, des centres commerciaux, des immeubles administratifs. Ils n’ont plus de fonction première mais ils sont encore là, en ville ou ailleurs.

Il y a plusieurs façons « d’urbexer », le verbe existe. Urbexer pour visiter, pour habiter ou, comme Offenstadt, pour faire de l’histoire. Le volume qu’il publie est consacré à l’ex-RDA. La réunification a laissé sur le carreau abattoirs, usines, locaux syndicaux, casernes. Dans ces bâtiments, on trouve parfois des archives médicales, abandonnées. Des bulletins de salaire. Des drapeaux. Des télés. C’est une mine pour écrire une autre histoire à partir de ce que la Grande Histoire Majuscule a mis au rebut. Difficile de ne pas éprouver la beauté ou la mélancolie des ruines, même si ça n’est pas le sujet de l’urbex. 

Urbex RDA est un livre d’histoire et de géographie, et une expérience de lecture inédite. Il est richement illustré de photos prises par Nicolas Offenstadt. Publié chez Albin Michel, c’est un autre regard sur une autre Allemagne 30 ans après la chute du mur de Berlin.  

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