La cause était entendue : avec les sms, les messageries en ligne, les réseaux sociaux, le machin avait été prié de rejoindre, en silence, le musée de la préhistoire.

"Call me" comme le chantait Blondie
"Call me" comme le chantait Blondie © Getty / Juj Winn

Quatre-vingts secondes ce matin en hommage au téléphone. Je n’ai pas dit le smartphone, non, mais le bon vieux téléphone auquel le confinement rend jeunesse, honneur et même dignité. 

La vieille chose était devenue une horreur intrusive, une insupportable atteinte à l’intimité et surtout le canal des mauvaises nouvelles. Avec le confinement, à cause de l’absence de la vue des autres, avec la disparition du toucher, de la main qu’on serre, de la joue ou de la bouche qu’on embrasse, la voix est redevenue charnelle. Son timbre, ses intonations, le badinage, « parler pour ne rien dire ». Comment avons-nous pu nous taire si longtemps alors que nous passons nos vies à hurler sur les réseaux sociaux ?

Et puis, sans téléphone cette semaine, pas de 7-9 mais le silence radio. Sans téléphone cette semaine, aucune de vos questions, aucun de vos mots, de vos doutes ou de vos inquiétudes, amis auditeurs. Depuis lundi, cette émission, nous la faisons ensemble, pendus au téléphone. J’en profite pour vous en remercier, pour vous redonner mon numéro de ligne fixe, le 01 45 24 7000. Je suis plutôt joignable entre 7 et 9, du lundi au vendredi et j’espère, en ces temps volatiles, le plus longtemps possible. 

ALLER PLUS LOIN 

France Inter, à votre écoute : l'antenne, le site et les réseaux sociaux de la radio sont mobilisés pour répondre au mieux aux questions très nombreuses que vous nous posez sur la crise sanitaire, le télétravail, les enfants, le confinement... Laissez-nous vos messages ! 

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