C’est une très belle série d’heures bleues que vous pouvez découvrir jusqu’à jeudi.

Simone de Beauvoir en 1978 à Rome.
Simone de Beauvoir en 1978 à Rome. © : Francois LOCHON

Quatre-vingts secondes ce matin sur la semaine « Beauvoir » que vous propose Laure Adler qui souligne combien « Simone de Beauvoir demeure, trente ans après sa mort, une référence omniprésente des mouvements féministes, qu'il s'agisse de lui rendre hommage ou de souligner les limites de ses théories. »

Dans cette série d’émissions, la comédienne Béatrice Dalle lit Une mort très douce, texte consacré par Beauvoir à sa mère. Discussion critique, également, avec l’historienne Ludivine Bantigny. Et puis il y a les archives, comme celle où Simone de Beauvoir explique le sens de sa fameuse phrase : « on ne nait pas femme, on le devient ».

Être femme, ce n’est pas une donnée naturelle. C’est le résultat d’une histoire. Il n’y a pas un destin biologique, psychologique qui définisse la femme en tant que telle. C’est une histoire qui l’a faite. D’abord l’histoire de la civilisation, qui aboutit à son statut actuel. Et d’autre part, pour chaque femme particulière, c’est l’histoire de sa vie. En particulier ,c’est l’histoire de son enfance qui la détermine comme femme, qui crée en elle quelque chose qui n’est pas du tout une donnée de naissance, qui crée en elle ce qu’on a appelé quelquefois l’éternel féminin, la féminité.

« L’Heure bleue » spéciale Simone de Beauvoir, jusqu’à jeudi sur Inter et en podcast. 

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