« Pour les bouffeurs de sport, 2020 c’était un peu comme l’annonce d’un cru d’exception pour les buveurs de vin » et ça s’est terminé par une raclée et un score sans appel : « COVID-19, sport 0 ».

Quatre-vingts secondes ce matin sur le texte que signe le journaliste sportif Nicolas Guillon dans la revue en ligne AOC, dont je vous parle souvent à cette heure.

Ce texte est une merveille d’érudition joyeuse dans l’histoire du sport annulé. 2020 est sans précédent : sauf pendant les deux guerres mondiales, jamais matchs, épreuves, tournois, championnats, olympiades n’avaient ainsi été rayés de la carte. Même les précédentes épidémies, comme la grippe espagnole, n’avaient conduit qu’à « la non-attribution en 1919 de la Stanley Cup – cas unique au 20e siècle dans l’histoire de la ligue professionnelle américaine de hockey-sur-glace ». La grippe asiatique de 1957-58 « n’empêcha pas (…) le grand Stade de Reims de faire le doublé coupe-championnat ». Et si le championnat de baseball ne se tient pas aux Etats-Unis en 1994, c’est en raison d’une grève des joueurs. 

Alors que faire sans la perfusion sportive ? « C’est compliqué, surtout la nuit » dit Guillon qui propose de lire des livres sur le vélo, le foot, la course, les jeux olympiques – la bibliographie qu’il cite est foisonnante et alléchante. A défaut de sport, ça promet, dit-il avec ironie, un été « sachant et apprenant ». 

« COVID 19 – Sport zéro » à lire sur le site AOC.org

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