L’assassinat de Samuel Paty, point tragique et culminant d’une campagne de haine sur les réseaux sociaux, a relancé le débat sur la violence que ces réseaux génèrent dans l’espace public.

La violence qui y règne a poussé Leïla Slimani à se retirer des réseaux sociaux
La violence qui y règne a poussé Leïla Slimani à se retirer des réseaux sociaux © Getty

Comment en sortir ? Pour certains : en en sortant. Quatre-vingts secondes ce matin sur le texte publié hier sur Instagram par l’écrivaine Leïla Slimani. Elle y annonce son retrait définitif réseaux. 

Citation : 

Je ne veux plus cautionner des réseaux où la haine s’étale sans filtre, où aucune surveillance n’existe, où c’est le règne de l’impunité et de la démagogie (…) une arène où les fanatiques, les haineux, les racistes tordent le concept de liberté d’expression à leur profit. Je fais silence et mon silence est un hommage à ceux que la haine a tués.

Leïla Slimani pointe aussi les fondateurs de ces réseaux, « dans leur bureau de la Silicon Valley », qui « n’ont aucun compte à rendre ». On pourrait ajouter que l’architecture même de ces plateformes, fondée sur l’économie de l’attention à des fins de ciblage publicitaire, encourage le tapage des échanges plus que la nuance. 

Leïla Slimani n’est pas la première à quitter les réseaux sociaux pour de telles raisons. Elle dit : « ces réseaux ne sont puissants que parce que nous y sommes si nombreux ». Combien sont-ils, combien sommes-nous à être prêt à les quitter ? Question ouverte.

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