Quatre-vingts secondes ce matin sur l’icône de la culture populaire qu’était devenue la juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi.

Mémorial spontané devant la Cour suprême des États-Unis à Washington pour rendre hommage à Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020.
Mémorial spontané devant la Cour suprême des États-Unis à Washington pour rendre hommage à Ruth Bader Ginsburg, décédée le 18 septembre 2020. © AFP / Jose Luis Magana

Imaginerait-on Robert Badinter héros de livres pour enfants ? Son visage sur des tasses à café, des T-shirts, des porte-clés, des bougies, des paires de chaussettes, des barboteuses pour les nourrissons ?

Quatre-vingts secondes ce matin sur l’icône de la culture populaire qu’était devenue la juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi. Surnommée « Notorious R.B.G », en clin d’œil au rappeur Notorious B.I.G, elle était une célébrité au sens qu’a normalement ce mot dans l’industrie du divertissement.

Les nécrologies publiées dans la presse américaine soulignent ce phénomène, inédit pour un juge à la Cour suprême, normalement austère, impassible, drapé dans sa toge noire. La popularité de Ruth Bader Ginsburg s’enracine évidemment dans ses combats pour l’égalité hommes/femmes, la lutte contre les discriminations et pour les minorités. Car à travers eux, note par exemple Megan Garber dans The Atlantic, le droit déployait sa puissance humaine, corporelle, intime — pouvoir avoir une vie professionnelle, aimer qui on veut, disposer de son corps. Bref : se sentir pleinement libre grâce à la force du droit.

Au soir de sa mort, des veillées spontanées ont eu lieu devant le siège de la Cour suprême et devant des tribunaux à travers les Etats-Unis. Le combat politique pour la nomination de son successeur ne fait que commencer. 

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