Et un pas de plus vers la vie normale en Israël qui annonçait hier avoir vacciné environ la moitié de sa population et rouvrait donc une partie de son économie — les magasins pour tout le monde, les salles de sport, les hôtels, les théâtres pour les citoyens ayant reçu leurs deux doses.

Dans la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem le 9 février 2021
Dans la communauté ultra-orthodoxe de Jérusalem le 9 février 2021 © AFP / Mostafa Alkharouf / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency

Sur ce déconfinement progressif, reportage dans le journal de 8h. Et quatre-vingts secondes ce matin, le contraste est saisissant, sur un reportage du New York Times au sein de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Elle est frappée de plein fouet par l’épidémie en raison de son mode de vie, familles nombreuses, heures d’étude et de prière collective. On a aussi vu des images impressionnantes de grands rassemblements lors de funérailles publiques.

Cette communauté n’est pas facile d’accès

Et il a fallu de longs mois de patience au photographe Dan Balilty pour y être admis, grâce à une association qui soigne les malades à domicile. 

Il raconte, dans un article sur les coulisses de ce reportage, que bien des photos lui furent interdites et qu’il est resté, de fait, dans une position d’observation sans jamais pouvoir établir de relation d’intimité ou de proximité avec les malades et leurs familles.

Le résultat reste tout de même spectaculaire, parfaitement mis en scène dans un format multimédia dont le New York Times a le secret et qui décrit précisément la complexe relation entre cette communauté et l’état d’Israël, l’arrière-plan politique, aussi, de ce qui se joue dans l’épidémie. 

Contact