Si l’expression « magnat de la presse et des médias » s’applique à quelqu’un, et à une échelle mondiale, c’est bien à lui. Murdoch a construit, à partir de son pays, l’Australie, un empire de presse écrite dont les deux autres têtes de pont sont le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Rupert Murdoch en 2019 à Los Angeles
Rupert Murdoch en 2019 à Los Angeles © Maxppp / Xavier Collin/Image Press Agency

Quatre-vingts secondes ce matin sur la série documentaire produite par la BBC, diffusée par Arte et consacrée à Rupert Murdoch, « le grand manipulateur des médias  ». 

Murdoch a construit, à partir de son pays, l’Australie, un empire de presse écrite dont les deux autres têtes de pont sont le Royaume-Uni et les Etats-Unis où il détient à la fois des tabloïds et des journaux de référence, soit les deux faces de l’influence, l’une crasseuse, l’autre vertueuse. 

Le documentaire est rythmé par l’image d’un arbre généalogique dont les ramifications deviennent au fil des décennies une toile d’araignée politico-médiatique

Impossible d’accéder à Downing Street sans son soutien. Sa main est partout, pour pousser Tony Blair, puis James Cameron, puis les partisans du Brexit. 

Ses tabloïds font régner la terreur, arment les chantages, brisent des carrières avant que leurs méthodes de voyous ne soient mises au jour et explosent au visage de Murdoch. 

Tombé en disgrâce, pestiféré, il reviendra sur les devants de la scène grâce à sa chaîne de télévision, Fox News, qui aidera à l’élection de Donald Trump.

Ce documentaire est de facture ultra-classique et rappelle, intrigues familiales comprises, la série Succession inspirée par la saga Murdoch. Voilà bouclée la boucle de la réalité et de la fiction. 

Rupert Murdoch, le grand manipulateur des médias, à voir sur la plateforme d’Arte.

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