A quoi ont ressemblé les villes pendant le confinement ? « Un grand désert d’hommes », comme disait l’autre, mais aussi une forêt de signes sur l’époque.

"Black lives matter" sur un commerce à New York
"Black lives matter" sur un commerce à New York © Getty / Lev Radin/Pacific Press/LightRocket

Quatre-vingts secondes ce matin sur la balade entreprise par Max Lakin dans les rues de New York, où les vitrines des magasins, de luxe mais pas seulement, se sont couvertes de contreplaqué. Suite à la mort de Georges Floyd, des manifestations ont éclaté dans tout le pays, des émeutes ont aussi eu lieu : contreplaqué à nouveau.

Mais toutes ces grandes marques ne pouvaient rester inertes face à la vague de colère qui secoue les Etats-Unis

Et il leur fallut afficher, en catastrophe, leur solidarité sur le fameux… contreplaqué. D’où des fresques, des illustrations, des messages écrits en faveur du mouvement Black Lives Matter, au prix du cynisme, parfois du grotesque. Cynique, la proposition faite à une artiste noire américaine de peindre rapidement une fresque politique sur le contreplaqué d’une grande marque informatique. Grotesque, quand une citation de Martin Luther King sur le sens des émeutes se retrouve sur un contreplaqué censé protéger un magasin… des émeutes.

Max Lakin souligne que ces tentatives n’ont rien à voir avec le street art, le graffiti, le tag politique, les fresques des artistes de rue qui ont fleuri immédiatement à travers les Etats-Unis et dont des sites proposent la recension. Non, là il s’agit juste de commerce et de bons sentiments. 

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.