Amis auditeurs, vous êtes très nombreux à nous écrire en ce moment pour nous dire ce que vous attendez de la radio en ces temps tout de même inédits où les journées, chez vous, ne sont plus rythmées comme avant.

Merci, chers auditeurs, pour vos messages de soutien
Merci, chers auditeurs, pour vos messages de soutien © Getty / Mallika Wiriyathitipirn / EyeEm

Quatre-vingts secondes ce matin sur une demande qui revient souvent : par pitié, ne devenez pas Radio Déprime, Angoisse FM ou France Internés. Ne peignez pas le monde comme un tableau de Soulages qui, de loin, ressemble trop à un monochrome de différentes textures et intensités de noir.

Vous nous demandez de pouvoir respirer, d’écouter de la musique, penser à autre chose car, dites-vous, la radio est une fenêtre, parfois la seule, qui vous relie ces jours-ci à l’extérieur. En raison de la présence d’enfants bruyants, d’autres nous invitent à proposer de larges plages de silence — j’ai regardé le sujet de près, ça sera difficile à mettre en œuvre à la radio. Enfin, vous nous demandez de ne pas transformer le confinement en tragédie grecque ou en expérience métaphysique : faire la vaisselle, des lessives, l’école aux enfants, son boulot en télétravail, rien de tout ça n’est de l’ordre de la transe romantique. 

Sachez que la grille d’Inter, même chamboulée, réserve de larges plages à cette respiration, cruciale. 

Voilà de l’air frais – promis, on continue d’ouvrir les fenêtres !

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