Barack Obama vient de publier les siennes, 890.000 livres écoulés aux Etats-Unis le premier jour, sur un premier tirage colossal d’environ 6 millions d’exemplaires.

 Les mémoires d’anciens présidents américains sont un genre à part entière auxquels Nixon, Clinton, Bush et tant d’autres ont cédé avec plaisir. Mais Donald Trump ? Quatre-vingts secondes ce matin sur l’article que le New York Times consacre à cette question inflammable comme tout ce qui concerne l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Premier problème : dans un monde de l’édition très marqué à gauche, qui prendra le risque de signer un contrat avec Trump et d’affronter une potentielle révolte de ses salariés, de ses auteurs et de leurs agents ? Le New York Times en cite déjà certains qui partiront avec leurs manuscrits se faire éditer ailleurs. Deuxième problème : le contenu du livre. Il n’est pas question de publier un tissu de mensonges mais Trump l’auteur accepterait-il ce que Trump président a toujours refusé, à savoir que les faits existent ? Troisième problème : les principes, c’est bien joli, mais convertir une petite fraction des 70 millions d’électeurs de Trump en lecteurs de Trump, c’est la garantie du jackpot pour l’éditeur.

C’est une enquête fouillée sur un business dont les Obama sont aujourd’hui les maîtres. A noter que seul l’auteur de best-sellers Stephen King défend clairement le droit de chacun d’écrire et de publier. Aux dernières nouvelles, ça s’appelait la démocratie mais il semble que ce ne soit plus si évident que ça. 

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