Le lundi, c’est série et celle-ci est excellente, ce qui est au fond assez rare.

Image promotionnelle de la série "Little Fires Everywhere" (d'après le best-seller de Celeste Ng) diffusée exclusivement sur la plateforme Amazon Prime
Image promotionnelle de la série "Little Fires Everywhere" (d'après le best-seller de Celeste Ng) diffusée exclusivement sur la plateforme Amazon Prime

Quatre-vingts secondes ce matin sur Little fires everywhere. Banlieue cossue de Cleveland dans l’Ohio. Une mère de famille (jouée à la perfection par Reese Whiterspoon) règne sur sa maison, son mari, ses quatre enfants. Elle mène tout ce petit monde à la baguette, en plus de sa vie professionnelle. Surgit dans ce quartier chic une femme, artiste africaine-américaine, mère célibataire (parfaitement interprétée par Kerry Washington). A partir de là, tout se grippe, tout devient inquiétant, c’est malaise dans la pimpante « american way of life ».

En plus d’une intrigue robuste, la série déploie des portraits de femmes magnifiquement travaillés. Des mères de famille, une autre qui voudrait avoir un enfant, une autre encore qui n’a pas les moyens d’en élever. Et puis des jeunes filles, des adolescentes, blanches, non blanches, qui cherchent à tracer leur route dans la vie, la sexualité, l’amitié, les attentes de leurs parents. Toutes composent, au fil des épisodes, un tableau politique et social d’autant plus puissant qu’il n’est pas dessiné au marqueur jaune fluo mais suggéré par les événements, les choix, les drames auxquels ces femmes sont confrontées. Les hommes, les garçons, les ados sont soit transparents soit un peu inconsistants — en fait, ils sont là mais ils ne sont pas le sujet.

J’ai beaucoup aimé, à vous de vous faire votre idée. Little fires everywhere est à voir sur la plateforme Amazon. 

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