Après Joinville-le-Pont et le tunnel de la petite ceinture à Paris, voici New York saisie par le frisson festif clandestin (qui en réalité n’a jamais cessé).

Une fête... comme dans le monde d'avant (image générique)
Une fête... comme dans le monde d'avant (image générique) © Getty / Delmaine Donson

Quatre-vingts secondes ce matin sur le drôle d’article que consacre New York Magazine aux fiestas par temps de COVID, interdites évidemment. Manhattan, Brooklyn, Williamsburg, il y en manifestement partout, des fêtes, dans des entrepôts, des appartements, sur des bateaux, sur le toit des immeubles, au bord de piscines, des fêtes karaokés, des fêtes olé olé. On se croirait dans le monde d’avant. 

Au début de la soirée, le reporter est le seul à porter un masque. Il croise des gens qui disent avoir un sixième sens, un radar, une intuition infaillible pour détecter le virus. D’autres se font tester régulièrement pour sortir l’esprit tranquille. 

Tous ou presque sont jeunes et ont retenu de la première vague que la maladie ne touchait pas les gens de leur âge... 

Quand une voiture de police s’arrête devant l’immeuble, on coupe le son. Et quand elle s’en va, on remet le son.

L’article met en parallèle l’agenda festif et les fluctuations de la courbe épidémique. Il souligne aussi le profil politique des participants — une jeunesse libérale, progressiste, mais qui revendique le droit absolu de l’individu à faire la fête, qu’importent les conséquences

Quant au reporter, éméché et légèrement défoncé, il finit au bout de la nuit par retirer son masque. 

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