Quatre-vingts secondes ce matin sur cette expression qu’emploie couramment Donald Trump pour qualifier les journalistes. C’est un cran supplémentaire, sans doute même le summum de la rhétorique anti-médias du président américain.

Donald Trump et les journalistes
Donald Trump et les journalistes © Getty / Chip Somodevilla

Quitte à se faire insulter, autant porter l’injure en bandoulière. L’Ennemi du peuple, c’est le titre du livre que publie Jim Acosta, qui couvre la Maison Blanche pour la chaîne CNN. C’est un témoignage de l’intérieur, le carnet de bord d’un journaliste correspondant permanent dans l’usine à « fake news » qu’est devenue la Maison Blanche. Comment couvrir cette réalité ? Le journalisme à l’ancienne n’est-il pas totalement dépassé dans ce nouveau monde ? En dépit d’un lyrisme, sincère mais parfois trop sucré, le livre est un document de première main sur la nouvelle guerre de l’information. 

Deuxième conseil de lecture : le long texte publié hier par Arthur Sulzberger

Le patron du NYT, cette autre cible favorite de Donald Trump décrit comment l’expression « fake news » est devenue l’arme de gouvernement de nombreux régimes autoritaires à travers le monde, ils font du Trump, eux aussi, et de manière désormais décomplexée. Ce long texte est froid, clinique, inquiet avec peut-être même une pointe de désespoir sur ce que sont devenus les Etats-Unis et sur l’inefficacité relative du journalisme quand une partie de la société ne croit plus aux faits. 

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.