D’un tweet, la médiatrice de Radio France nous informait une fois de plus avant-hier de la lassitude d’un auditeur...

Epargnez-nous, « brillants journalistes et chroniqueurs », les « clusters », le « coworking », le « tracing », le « running » quand la langue française offre « foyer » (épidémique), « espace partagé », « traçage » (des personnes positives) et « course à pied ». Quatre-vingts secondes ce matin sur un outil utile : _Dire, ne pas dire, du bon usage de la langue française_, qu’on doit à l’Académie française.

Où l’on repère, mea culpa, bien des clichés, des facilités et des emplois impropres que nous proférons au micro : avoir un « agenda », anglicisme pour « programme ». « Citoyen » (rassemblement citoyen, entreprise citoyenne) en lieu et place de « civique ». « Du coup » au lieu de « de fait ». « Supporter » une équipe de foot au lieu de la « soutenir ». Anglicisme encore avec « bashing » quand « dénigrement » ou « éreintement » font parfaitement le job (j’ai dérapé, pardon). 

C’est un livre suranné, dont on pourrait se moquer facilement, dans sa volonté de définir un « bien parler ». Mais ce serait rater le souffle vivant de la langue française qui le parcourt. Et les combats perdus quand la rigueur, la justesse, la norme sont débordées par la puissance torrentielle de la langue de tous les jours. Dire, ne pas dire, du bon usage de la langue française, un parfait manuel aux éditions Philippe Rey

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