Elles sont nos sœurs, nos amies au regard doux, à la présence placide et rassurante, mélancolique, peut-être, comme parfois les humains.

Lettre d'amour aux vaches
Lettre d'amour aux vaches © Getty / Faba-Photograhpy

Quatre-vingts secondes ce matin, en plein Salon de l’agriculture, sur les vaches, toutes les vaches du monde auxquelles un livre, en forme de déclaration d’amour, est consacré. On le doit à Werner Lampert.

Les vaches sont classées par zone géographique et chacune a droit à son portrait, très belles photos et plume lyrique. Pour la France, par exemple, laissez entrer la maraîchine, "visage splendide, plein d’âme, (…) des yeux débordant de chaleur". Voici l’aubrac, "corps musclé, robe jaune cuivrée », une « aura fantastique et des yeux renversants". Les salers "brillent comme de la lave", elles sont, selon la légende, "le souvenir éternel d’une décision divine". En Auvergne, où la relation aux vaches est « presque existentielle", les robustes ferrandaises sont "tout bonnement exquise[s]". C’est un bonheur de se perdre dans les pages de ce livre, poétique mais aussi précis et documenté.

Le chanteur Leonard Cohen est mis en exergue : "j’ai vu un groupe de vaches dans un champ. Leur beauté m’a frappé, à tel point que je me suis agenouillé pour les vénérer. Et figurez-vous qu’elles étaient très contentes. Plus je les vénérais, plus elles étaient contentes". Ainsi soit-il.

La Tribu des vaches de Werner Lampert, aux éditions du Chêne.

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