Les séries télé adorent l’hôpital, je ne vais pas faire une liste qui irait d’Urgences à l’excellent Hippocrate en passant par Dr House et tant d’autres.

Dr. Lisa Sanders
Dr. Lisa Sanders © Getty / Jason Mendez

Quatre-vingts secondes ce matin sur un drôle d’objet mis en ligne il y a deux semaines par Netflix, en collaboration avec le New York Times. Tout part en effet de la chronique qu’y tient le docteur Lisa Sanders où elle décrit à ses lecteurs des cas de patients tout à fait réels souffrant de maladies mystérieuses. Ils sont en échec thérapeutique car personne n’a été capable de poser un diagnostic. Ils souffrent, ils errent de médecin en médecin, ils se ruinent en examens inutiles.

L’idée de cette chronique du NYT, et donc de la série qui en a été tirée, c’est de faire appel au public : voilà les symptômes, voici le dossier médical, et vous dans le vaste monde, médecin ou pas, qu’en pensez-vous ? C’est donc l’intelligence collective qui est sollicitée, via la puissance d’internet. Des centaines, parfois des milliers d’individus dans le monde répondent et parfois permettent aux malades de trouver enfin un diagnostic. Au fil des épisodes, la série martèle que la médecine n’est pas un exercice solitaire mais une œuvre collective.

L’ensemble est très bien fait, parfois difficile à regarder, notamment quand on entre avec les caméras dans le bloc opératoire. La série est également à la gloire du New York Times, et elle permet accessoirement de comprendre la folie du système de santé américain. Pour le dire d’un mot : c’est la version chic, intello et haut de gamme de la télé-réalité mais c’en est au sens chimiquement pur, voyeurisme et bon sentiments compris.

Diagnosis est diffusé sur Netflix.

Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.