C’est une série qu’il ne fallait pas. Quatre-vingts secondes ce matin sur le navrant navet "Hunters", diffusé sur Amazon.

Al Pacino et Logan Lerman dans "Hunters"
Al Pacino et Logan Lerman dans "Hunters" © Christopher Saunders / Amazon Studios

L’histoire ? D’anciens nazis, réfugiés aux États-Unis après la Seconde guerre mondiale, complotent pour y instaurer un IVe Reich. En face, un rescapé des camps de la mort, joué par Al Pacino, met sa fortune immense au service de la vengeance, il dirige un groupe d’hommes et de femmes aux talents divers qui vont traquer ces nazis.

En plus de cette intrigue, déjà gratinée, tout est gênant dans cette série

On touche le fond dans les flash-backs avec l’univers concentrationnaire. Les créateurs de la série ont en effet imaginé une partie d’échecs humaine que les nazis auraient organisée, des femmes et des hommes juifs remplaçant les pièces et s’entretuant au fil de la partie. Or une telle horreur n’a jamais eu lieu. Pourquoi l’inventer ? Pourquoi créer de la confusion et donc du doute ? Pourquoi des super-nazis de pacotille, encore plus sadiques que les nazis eux-mêmes ? Quant au retournement final, grotesque, je vous l’épargne.

Le Mémorial d’Auschwitz a pointé la dangerosité de cette représentation de la Shoah. Le créateur de la série se défend en disant que ces inventions sont une forme de respect que la fiction doit aux véritables victimes et que sa série est la version moderne du devoir de mémoire. Comme quoi, les navrants navets sont parfois pavés de bonnes intentions.  

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