Ce matin, Régis Debray est l'invité du Grand entretien. L'occasion de revenir sur son dernier ouvrage...

Quatre-vingts secondes pour un aveu : « Vouloir agir sur les esprits par des mots n’est pas un projet sensé. Aucun discours ne tient devant une belle toile ou un grand film, qui font plus et mieux qu’élucider : ils émeuvent. Ce sont eux qui passent intacts d’un siècle à l’autre, pour la simple raison qu’ils peuvent nous prendre à la gorge ». Fermez les guillemets. 

L’auteur de ces lignes est philosophe. Il connaît parfaitement les pouvoirs de l’écriture. Une plume magnifique et précise. Les qualités de son style sont partout dans son œuvre, l’art de la formule, la virtuosité dialectique... Mais plus fortes que les mots, les images…  

D’abord celles du Tintoret, ce peintre du 16ème siècle qu’il voit comme l’inventeur du cinéma. 

Autres images, celles du générique de « Touch of evil », « La soif du mal » d’Orson Welles

Extrait La soif du mal 

Et toujours des images, celles de la dernière séquence des « Parapluies de Cherbourg ». 

Extrait Les parapluies de Cherbourg

« Impossible, là-devant, de ne pas avoir les larmes aux yeux » écrit Régis Debray dans un un très beau livre qui vient de paraître : « D’un siècle l’autre ». Il nous dira pourquoi dans le « Grand entretien » dès 8h20… 

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