La France est tout de même un drôle de pays, l’un des rares à s’offrir deux rentrées littéraires, l’une en septembre, l’autre en janvier, et une saison de prix littéraires plus dense que notre championnat de foot.

Rentrée littéraire 2019
Rentrée littéraire 2019 © Getty / Fred Tanneau

Quatre-vingts secondes ce matin sur deux publications qui scrutent le phénomène.

D’abord, l’excellent hebdomadaire Le 1 consacre un numéro au drôle de métier d’éditeur, décrit par l’éditrice Sandrine Wespieser comme un « exercice d’admiration » pour des textes qu’elle a envie de partager avec des lecteurs. 

Moins connue, la relation entre l’auteur et son éditeur : la lecture du manuscrit, les corrections, les critiques, le fait de dire, même à un grand écrivain, qu’il faut qu’il revoie son personnage principal. Sans doute aussi la totalité de l’intrigue. Sans parler de la construction. Et peut-être même l’écriture. Bon courage ! Un tel dialogue mérite une confiance totale et de la modestie de part et d’autre. 

Entretien avec Eric Vigne de chez Gallimard

Le site AOC a eu la bonne idée, par ailleurs, de republier un entretien au long cours avec Eric Vigne, le grand éditeur de sciences humaines de Gallimard. C’est lumineux, passionnant, sur les répercussions de la désertification des centres-ville sur le commerce du livre. Sur la concurrence entre le livre et les nouveaux loisirs numériques. 

Troublant aussi sur nos manières de lire, en grappillant des extraits, comme sur internet, de manière fragmentée et discontinue. Il faut en tenir compte quand on publie des livres, même savants, sans savoir ce que ce mode de lecture produira par rapport à l’ancien, silencieux, linéaire, page à page.

Vous y trouverez également l’impeccable sélection JDD/France Inter de cette rentrée littéraire. Elle a été concoctée avec amour !

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