Ce mardi 28 juillet 2020, coup de cœur pour le français Tanguy Viel. À lire ou à relire, "La disparition de Jim Sullivan", son sixième roman paru en 2013. Un bonbon à savourer.

Tanguy Viel en 2003
Tanguy Viel en 2003 © Getty / Leonardo Cendamo

Ces dernières années, j'ai fini par me dire qu'après tout, mes histoires, elles auraient aussi leur place en Amérique. Les Américains, même quand l'action est dans le Kentucky, au milieu des poules et des champs de maïs, arrivent toujours à faire un roman international.

Mise en abyme cabotine de l'écrivain qui construit son histoire, pastiche et poncifs assumés : la plume est divine.

Du jour où j'ai décidé d'écrire un roman américain, il fut très vite clair que beaucoup de choses se passeraient à Detroit, Michigan, au volant d'une vieille Dodge, sur les rives des grands lacs. Il fut clair aussi que le personnage principal s'appellerait Dwayne Koster, qu'il enseignerait à l'université, qu'il aurait cinquante ans, qu'il serait divorcé et que Susan, son ex-femme, aurait pour amant un type qu'il détestait.

Décor planté, vous pouvez foncer (surtout en écoutant ça).

On va donc suivre Dwayne qui boit, qui fume et qui, planqué dans sa bagnole, surveille sa femme, en écoutant du Jim Sullivan, un chanteur disparu mystérieusement au Nouveau-Mexique.

Il y a des flash-backs croustillants, comme des barbecues avec les voisins, ou un adultère avec une étudiante. L'auteur jubile, le lecteur aussi. Entre la parodie et l'hommage, le livre est drôle et fin. 

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