Considérant le poids et les effets de leurs inventions dans nos vies, il n’est jamais inintéressant de savoir ce qui se passe dans la tête des titans du numérique. Quatre-vingts secondes ce matin donc sur une interview au long, au très long cours que le cofondateur d’Instagram a accordé au "New York Magazine".

Kevin Systrom
Kevin Systrom © AFP / Phillip Faraone / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Kevin Systrom revient, histoire classique de la Silicon Valley, sur les tâtonnements fondateurs, les espoirs et le succès foudroyant d’une application qui devait simplement permettre aux gens de partager des images de leur vie. Souvenir amusant : le Pape qui clique lui-même sur une tablette pour finaliser la création de son compte Insta. 

Pour le reste, cet entretien est un fascinant festival de langue de bois — pas vraiment de réflexivité sur l’impact de l’application sur notre manière de voir le monde ; pas d’analyse sur les effets négatifs de l’invention ; prudence de Sioux sur la question de l’explosion des inégalités sociales aux USA, sur la régulation des GAFA par la puissance publique, rien ou presque sur Mark Zuckerberg (qui a d’ailleurs racheté Instagram) et dont on apprend qu’il croit sincèrement faire le bien.

Kevin Systrom s’en lave donc les mains. Pour vous en rendre compte, voici le lien vers cet entretien de New York Magazine. D’autres articles et entretiens de cette série sur la décennie 2010 valent le détour. 

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