C’est une proposition qui revient souvent dans le débat politique parisien, portée cette fois par Europe Ecologie les Verts...

La remise au jour de la Bièvre, cette rivière qui prend sa source à Guyancourt et qui autrefois traversait une partie de la banlieue parisienne, les 5e et 13e arrondissements de la capitale avant de se jeter dans la Seine. Polluée à l’extrême, devenue un cloaque, elle fut recouverte il y a un siècle, elle coule aujourd’hui dans les égouts.

Quatre-vingts secondes ce matin sur une merveille de petit livre, paru en 2017, signé Adrien Gombaud. Pendant tout un été, il a marché sur le tracé de la Bièvre, au long donc d’une rivière disparue sauf à quelques endroits de son cours. Alors à quoi ressemble une rivière invisible ? A un flot de textes, à de la littérature écrite par des auteurs restés dans l’histoire comme Huysmans et par d’autres, effacés de nos mémoires comme la rivière l’a été de Paris. Au fil de la balade, se dessine une page d’histoire sociale, chiffonniers, bouchers, teinturiers, tanneurs dont la Bièvre était l’outil de travail, et une autre page, d’histoire de l’urbanisme et de la littérature.

On verra si le projet de remettre au jour la Bièvre se concrétisera à Paris ou s’il rejoindra la pile des plans passés. D’ici là, cet essai discret, mélancolique, écrit en prose poétique est un petit bonheur de lecture.

Un été sur la Bièvre, publié chez Warm, signé Adrien Gombaud. 

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