Chefs d’état, citoyens, tous se posent la question : à quelle date un vaccin contre le COVID sera-t-il disponible ? En attendant de le savoir, quatre-vingts secondes ce matin sur une réflexion ébouriffante qu’on doit à l’historien britannique Adam Tooze.

Dans ce texte, le vaccin est la porte d’entrée vers la géopolitique du capitalisme mondial. Il met à nu les tensions qui parcourent les grandes puissances, les laboratoires pharmaceutiques, la philanthropie, les citoyens des pays riches et des pays pauvres. Accrochez vos ceintures ! 

Voici d’abord les Etats-nations qui entendent réserver les premières doses à leur population. Faites entrer les grands labos et les dizaines de milliards nécessaires à produire un vaccin sans certitude d’y arriver. Ici vous trouverez Bill Gates, deuxième fortune mondiale, acteur majeur des politiques de vaccination. Interviennent ensuite les grandes gestionnaires d’actifs boursiers — ils ont intérêt à réduire les risques et donc à diversifier leurs participations dans plusieurs laboratoires.

C’est un texte en spirale rapide qui emporte son lecteur et finit sur deux questions : comment assurer que tous les habitants de cette planète auront accès au vaccin ? Et puis, considérant la multitude des intervenants, comment tout faire converger dans un « capitalisme collectif » ? Ces questions restent ouvertes. L’article d’Adam Tooze est publié par le site AOC. 

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