80 secondes en Hongrie et un musée à Budapest abonné au succès depuis son ouverture il y a six mois.

Les visiteurs du Supercandy Pop-Up Museum réalisent des selfies dans une baignoire.
Les visiteurs du Supercandy Pop-Up Museum réalisent des selfies dans une baignoire. © AFP / Rolf Vennenbernd/dpa

Avec dans ce musée du selfie, onze salles aux décors kitschs pour se mettre en scène sur les réseaux sociaux.

Les visiteurs sont accueillis par des palmiers, bancs et roses. Invités à s’asseoir sur d’immenses bananes jaunes. Ils croiseront ensuite une licorne en plastique, des rideaux de bananes fluos, une piscine de perles multicolores dans laquelle s’immerger. La plupart des visiteurs ont moins de 30 ans.

Des psychologues ont écrit ces derniers mois de nombreux livres sur ce phénomène du selfie, qui peut s’avérer toxique, symbole d’une forme de narcissisme hystérique : "Le selfie est un simulacre, il exerce une pression permanente à être beaucoup plus libre et heureux qu’on ne peut l’être en réalité". C’est ce qu’a expliqué à l’AFP Christian Dunker, Professeur en Psychologie de l’Université de São Paulo.

C’est aussi une pratique dangereuse : selon un journal en Inde de 2011 à 2017, au moins 259 personnes sont mortes en prenant des selfies dans le monde (chutes, noyades, mauvais maniements d’armes à feu).

Face à cette folie, l’Autriche a lancé une campagne de désintoxication : ainsi une reproduction du tableau de Gustav Klimt, « Le Baiser » est recouverte d’un hashtag rouge géant non loin de l’original au Palais du Belvédère à Vienne et on peut lire :

regarde le tableau au lieu de te prendre en photo avec lui.

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