"80 secondes" pour des pom-pom girls un peu particulières ce matin. Elles n'ont que faire de l'interdiction des acclamations aux JO de Tokyo. Elles continuent de s'entraîner, masquées et à bonne distance. Elles n'ont que faire aussi des regards moqueurs et des réflexions sur leur âge.

Les pom pom séniors japonaises le 26 juillet à Tokyo
Les pom pom séniors japonaises le 26 juillet à Tokyo © AFP / YASUYOSHI CHIBA

Car les Japan Pom-Pom sont des vieilles dames encore très souples et très énergiques. La fondatrice de la troupe s'appelle Fumie Takino et elle a 89 ans.  

Et elle nous dit que :

Toutes ces femmes sont très motivées. Elles ont envie de célébrer les 25 ans du groupe et ce ne sont pas les douleurs aux jambes et aux hanches qui vont les arrêter, d'aller de l'avant. Avoir la chance de pouvoir monter sur scène. Prendre du plaisir est le plus important.

Une leçon pour beaucoup de sportives pas toujours bien dans leur peau

Je pense au craquage cette semaine au J.O de la gymnaste américaine Simone Biles ou de la joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka. Je pense aussi en les voyant à ces sportives que l'on critique pour leurs tenues, quand on met une amende aux beach-handballeuses parce qu'elles n'ont pas voulu jouer en bikini, mais dans le même short que les hommes. Les gymnastes allemandes, elles, ont joué leur qualification aux J.O en combinaison couvrant leurs jambes et leurs bras et pas en justaucorps.

Parce que comme nos pom-pom girls japonaises, le plus important, c'est de se réapproprier son corps, pour le plaisir ou pour réaliser des exploits - au final, peu importe.  

Membres des "Japan Pom Pom" pendant l'échauffement
Membres des "Japan Pom Pom" pendant l'échauffement © AFP / Yasuyoshi CHIBA
Les invités
Contact