Unité de lieu : une cité de Brooklyn et la petite église du quartier. Unité de temps : l’année 1969 qui marque l’entrée du trafic des drogues dures dans le quartier. Unité d’action : là ça se complique un peu et c’est ce qui fait la saveur de ce roman.

Détail de la couverture de Deacon King Kong de James Mc Bride
Détail de la couverture de Deacon King Kong de James Mc Bride © Gallmeister

Quatre-vingts secondes ce matin sur Deacon King Kong, de James McBride, sorti avant l’été (mais il n’y a pas de date limite pour les bons livres).

Personnage central du roman : Sportcoat, le diacre de la paroisse, torché le plus souvent au « King Kong », un tord-boyau distillé dans la cave de son immeuble

Dans sa jeunesse, il aurait dû mourir cent fois mais a toujours défié les lois de la médecine et du mauvais sort. Il fut aussi l’entraîneur de l’équipe de baseball de la cité. Toujours beau parleur, il dialogue à haute voix avec sa femme décédée. 

Mais pourquoi ce vieil homme affable et serviable prend-il donc un flingue pour tirer sur le plus puissant dealer du quartier ? 

C’est une des questions qui agite le petit monde de ce roman, un mafieux mélancolique, un vieux flic frappé par l’amour, un révérend inapte aux sermons, une centenaire omnisciente et la fantastique bande de paroissiennes qui font la vie de l’église.

C’est bête à dire mais le plaisir pris à lire ce roman est intimement lié au plaisir que James McBride a dû prendre à l’écrire, plaisir qui se sent à toutes les pages et chez tous les personnages. Drôle, généreux, profond sur un mode léger... Deacon King Kong est publié chez Gallmeister.

Contact