Les vues sur la Terre sont à couper le souffle et les frissons garantis au décollage de la fusée.

Mais à part ça, quel drôle d’objet télévisuel. Quatre-vingts secondes ce matin sur Compte à rebours qui suit sur plusieurs épisodes la sélection, puis l’entraînement et enfin le voyage des quatre fameux touristes américains ayant passé mi-septembre trois jours dans l’espace. C’était le premier vol sans astronaute professionnel à bord.

Cette série documentaire reprend tous les codes de la téléréalité, sélection des candidats, épreuves d’endurance, construction d’un collectif, dépassement de soi. Elle est aussi un sacré publireportage pour le tourisme spatial qui évite soigneusement la question de savoir, alors que le débat est intéressant, à quoi peut bien servir d’envoyer des citoyens lambda en orbite. En réalité, l’intérêt principal de la série tient en quelques minutes sur plusieurs heures : le coup d’œil dans les coulisses de SpaceX, la prouesse technique, le mantra d’Elon Musk sur l’humanité multi-planétaire, la jeunesse d’une partie des équipes, l’hollywoodisation extrême de l’aventure spatiale. C’est évidemment une grande page de pub pour l’entreprise mais elle laisse transparaître quelque chose de l’avenir.

Alors qu’on parle ici de la France de 2030, comment l’inventer, comment y parvenir, ce documentaire imparfait nous montre, à travers les Etats-Unis d’aujourd’hui, une image du monde d’après. Compte à rebours est à voir Netflix.

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