Après les concours télévisés de cuisiniers, de pâtissiers, de créateurs de mode, d’apprentis maquilleurs ...

"En verre et contre tous" : une téléréalité sur les souffleurs de verre
"En verre et contre tous" : une téléréalité sur les souffleurs de verre © Maxppp / Isaac Buj/Europa Press

Quatre-vingts secondes ce matin sur la deuxième saison d’En verre et contre tous sur Netflix, une compétition de souffleurs de verre, noble métier dont j’ignorais la technicité et les contraintes. Sur le plateau de l’émission, la chaleur est insupportable, les flammes de l’enfer dégueulent des fours, tout le monde est sale et transpire. C’est assez sexy et, comme le verre casse, on a la pointe d’injustice qui fait souvent les bons spectacles.

On est ici chez les intellos 

L’experte du jury est professeure d’université, l’épreuve finale consiste à imaginer la scénographie et l’accrochage d’une exposition et le vainqueur gagne une résidence d’artiste dans l’une des Mecque américaine du verre soufflé. 

Dans la deuxième saison, un candidat âgé de 50 ans, intello beau gosse très antipathique, masque difficilement qu’il trouve l’émission stupide. Quand il est demandé aux candidats de créer une pièce sur le thème de la caricature, il dit qu’il préfèrera la « gravitas » au « grotesque » et produit une œuvre-hommage aux dessinateurs assassinés de Charlie Hebdo

Charlie Hebdo dans de la téléréalité ! 

Effet garanti : le jury est consterné, il ne sait même pas de quoi on parle. 

La mise en scène des arts de la main est toujours frustrante : on voudrait un cours en images et on a juste de la télé. Le même défaut nuira-t-il à l’émission Total Metal« des ferronniers d’art chauffent, découpent et soudent de l’acier trempé » ? Réponse ici même, un de ces prochains jours.

En verre et contre tous

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