Philippe Caubère joue Benedetto dans Urgent Crier, à la Maison de la Poésie jusqu'au 31 décembre 2011.

Philippe Caubère
Philippe Caubère © Radio France

Il ne s'agira pas pour moi de lire ou réciter des textes d'André Benedetto, mais bien de l'incarner, l'imiter, le faire revivre ; par ses mots comme par le souvenir que je garde de lui, de ses gestes, postures, regards ; de sa voix ; de son accent si particulier, celui qu'il avait dans la vie, comme celui qu'il prenait pour jouer ; accent «corrigé» non pas comme il l'est par les bourgeois marseillais ou aixois pour se démarquer de celui du peuple mais à sa manière à lui, inspirée de ses grandes influences, Raimu, Préboist et autres «acteurs-sud » comme il les appelait, ou encore et aussi Vilar, Gérard Philipe ou Alain Cuny.Voici le paradoxe : pour la jeune génération, André Benedetto est presque plus connu comme le président du Festival «Off» d'Avignon, titre sympathique mais tout de même anecdotique, qu'il fut un temps que comme l'immense poète, penseur, dramaturge qu'il sera pour toujours, et que le comédien et homme de théâtre exceptionnels qu'il était encore il y a deux ans, juste avant sa mort soudaine. Moi qui fus son disciple et son contemporain, je voudrais tenter de faire partager, à cette génération en particulier, l'émotion que je ressentis en 1969, j'avais 19 ans, lorsque je le vis apparaître sur la scène du Théâtre du Centre à Aix-en Provence, dirigé alors par Antoine Bourseiller. En compagnie de Jean-Marie Lamblard et Michel Hébrard, il y donnait Xerxès, extraordinaire adaptation desPerses d'Eschyle pour 3 blousons noirs. D'emblée, je fus frappé par sa beauté. Non pas un ange comme Gérard Philipe, ni un commandeur comme Vilar, c'était un démon. Aussi beau que Brando, auquel il ressemblait étrangement. Un Brando du midi, ce qu'on entendait dès qu'il levait la voix, - il jouait d'abord à voix basse, presque inaudible. Habité par la même sauvagerie, la même animalité, la même féminité, éclairé par la lumière d'une extrême et supérieure intelligence, il irradiait. Un être de pure poésie. Le jeune adorateur de la scène que j'étais ne pouvait que tomber - non pas amoureux, j'aimais plutôt les filles - mais en totale passion pour ce beau, ce vrai «monstre».

Christophe André nous présente son dernier ouvrage, Méditer jour après jour.

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méditer jour après jour
méditer jour après jour © Radio France

“Vivre en pleine conscience, c’est régulièrement porter une attention tranquille à l’instant présent. Cette attitude peut modifier notre rapport au monde de manière radicale, apaiser nos souffrances et transcender nos joies. J’aimerais vous initier à cette expérience qui a changé ma vie.” Christophe André

BB BRUNES

Leur arrivée en 2007 a réveillé le petit monde du rock français !

Considérés à leurs débuts comme les nouveaux Téléphone à cause de leur jeunesse et de leur fougue, ils ont déjà sorti deux albums (le premier vendu à plus de 300 000 exemplaires), remporté une Victoire de la Musique en 2009 dans la catégorie « Artiste ou Groupe Révélation Scène » et donné des concerts archi-complets dans tout l’hexagone !

Ils sont aujourd’hui une des valeurs sûres de la scène rock française et sortent leur premier album et DVD live « Nico Teen Live » : trois heures de concerts enregistrées lors de leur premier Olympia en février 2010, au Printemps de Bourges et à l’Alhambra en avril 2011.

Il comporte également un inédit, des reprises et des versions acoustiques.

Ils interprètent une chanson inédite « Cul et Chemise » et une reprise de Blondie, « Heart Of Glass » avec Richard Lornac au piano.

YOUN SUN NAH

Cette chanteuse de jazz n’est pas tout à fait comme les autres !

D’abord, elle n’est pas américaine ou canadienne mais sud-coréenne, un pays peu réputé pour ses connexions avec la musique de Duke Ellington !

Ensuite, sa voix est très étonnante : on est très loin des timbres un peu formatés de Norah Jones ou de Diana Krall ; Youn Sun Nah est une sirène qui envoûte son auditoire en égrenant sa kalimba (sa boite à musique).

Elle a commencé sa carrière dans son pays en chantant avec le Korean Symphony Orchestra et dans des comédies musicales.

Son dernier album « Same Girl » lui a valu de nombreuses récompenses en France, en Allemagne et en Corée : elle a été décorée « Chevalier des Arts et des Lettres » en 2009.

Cet album de reprises et de compositions a d’ailleurs été réédité avec quatre inédits dont une magnifique reprise d’« Avec le Temps » de Léo Ferré.

Youn Sun Nah sera en concert le 18 novembre à Boulogne sur Mer, le 22 à Lannion et le 25 à Eragny dans le cadre du festival Jazz Au Fil de l’Oise.

Elle sera l’une des invitées des Victoires du Jazz qui seront diffusées samedi 12 novembre à minuit 15 sur France 3 et à 20 h 30 le dimanche 13 sur l’antenne de FIP.

Youn Sun Nah interprète avec sa kalimba, une chanson de Randy Newman intitulée : « Same Girl »

Chroniqueurs et journalistes:

Thomas VDB

Daniel Morin

Aline Afanoukoé

Marie Colmant

Chiche Capon

Myriam Weil

Pianiste:

Richard Lornac

La chronique de Daniel Morin:

La chronique de Thomas VDB:

Evénement(s) lié(s)

Concours Les Affranchis / Les Inrocks lab

Les références

L'équipe

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