Attention il n’y aura pas d’enregistrement en direct au studio 106 aujourd’hui.

Guy Bedos vient pour la reprise de son spectacle Rideau ! mis en scène par Roger Louret, au théâtre du Rond Point du 22 décembre au 14 janvier 2012.

Rideau!
Rideau! © Radio France

Ça devient dur d’être de gauche. Surtout quand on n’est pas de droite. Cinquante ans qu’il s’allonge sur les scènes de théâtre ou de music-hall. Elles sont plus propres que les divans de psychanalystes. N’en déplaise à Freud, c’est sa psychothérapie à lui. Il se lâche, balance, vocifère et purge, devant des salles combles qui rient et paient pour ça : « Je ne vais pas dépenser le double pour un type qui ne se marre même pas et qui n’applaudit jamais. » Il n’a jamais connu l’assagissement. Il attaque, pourfend. Et tout y passe. Sa mère, les femmes, les mômes, le monde dans tous ses états et tous les états du monde. Le sport, les religions, les engagements, la droite en tête et la gauche en berne. Pitre grave ou chimiste fou, Bedos écrit à l’acide, enrage et désespère. Tous les racismes le hérissent. Il passe au crible les défaites successives des socialistes divisés, les victoires de la bêtise arriviste et des leçons non retenues. Il fait scandale et des émules, énumère les peurs panique d’une actualité moins drôle que lui : maladies, terrorisme, ignorance, etc. Il provoque le mouvement, le réveil, la vigilance. Sketchs cultes, revue de presse, best of des best of, Guy Bedos se donne en spectacle en fauve acharné. Il rend hommage à ses maîtres, Vian ou Prévert qui l’incitèrent à écrire, Signoret, sa « grande soeur et son prof de Sciences Po ». Il sort les griffes partout ailleurs. Il en a ras-le-bol, Bedos. Il a tout dit sans radoter. Dernier coup de gueule. Dernier spectacle, premiers adieux, « rideau ! » dit-il. Il promet d’arrêter là. Il va ouvrir les vannes, lancer les dernières salves et essayer chaque soir d’enfin mourir sur scène. Pour conjurer la mort en riant. Et si tout va bien, recommencer.

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Stephan Gruss nous présente la 38ème création du Cirque National Alexis Gruss: Empreintes.

L’homme et le cheval se sont mutuellement apprivoisés. Depuis cinq mille ans, leurs empreintes associées redessinent le monde. Sans le cheval, combien de civilisations, dont la nôtre, ne seraient jamais devenues ce qu’elles sont.C’est autour du cheval que le major Philip Astley, écuyer Anglais des armées de Georges III, crée le cirque, en 1768. Philip Astley décrit autour de lui, avec sa chambrière déployée dans le prolongement du bras, une piste de quarante pieds, treize mètres de diamètre. Ainsi nait l’espace scénique du cirque, constitué de terre végétale et de sciure. Les premiers à s’exprimer sur la piste avec Astley sont, comme lui, des écuyers militaires. Ces glorieux novateurs démontrent avec leurs montures, de façon pacifique et artistique, leur habileté et leurs savoir-faire extraordinaires, élaborés à l’origine pour briller sur les champs de bataille. Presque aussitôt, les saltimbanques les rejoignent en piste. Jongleurs, acrobates, équilibristes, bouffons ou montreurs d’animaux savants, ils ne se produisaient jusque-là que sur les tréteaux des foires, pour certains depuis l’Antiquité. De cette union entre écuyers et saltimbanques naissent les arts authentiques de la piste. Fidèles aux valeurs que nous ont léguées nos illustres prédécesseurs, nous inscrivons à notre tour depuis six générations, l’empreinte Gruss sur l’or de cet espace infini, fertile, et pour nous irremplaçable : la piste !

Les circassiens, lorsqu’ils s’évadent de la sciure, explorent de nouvelles pistes de création. Contorsionniste, jongleurs, équilibristes, artistes aériens… Tous s’emparent de nouveaux accessoires, habitent de nouveaux personnages, s’expriment sur les rythmes syncopés des musiques les plus contemporaines. Ils nous transportent, au delà des frontières de notre quotidien, et des références de notre histoire, dans la conquête de la nouvelle planète rêvée d’un univers de fiction. Empreintes, illustre le lien indéfectible qui relie, au cirque des origines, le cirque d’aujourd’hui entré de plain pied dans une esthétique à laquelle contribuent les dernières technologies.

Bruno Fuligni vient pour nous parler de son dernier ouvrage La France rouge , Un siècle d'histoire dans les archives du PCF, 1871-1989.

La France rouge
La France rouge © Radio France

Les grandes heures du Parti communiste français racontées à travers plus de 100 documents historiques reproduits à l’identique, dont certains inédits qui n’étaient jamais sortis des archives du PCF .

Collés sur les pages, glissés dans des enveloppes, des documents historiques, reproduits à l'identique, sont à déplier et à découvrir, notamment : La partition de L'Internationale ; Des manuscrits de communards ; Le premier numéro de L'Humanité et l'éditorial manuscrit de Jean Jaurès ; L'album photo de l'été 1936 ; Des lettres de brigadistes racontant la guerre d'Espagne ; La correspondance de Guy Môquet ; Le rapport d'arrestation d'une cellule clandestine ; L'Affiche rouge et un poème de Missak Manouchian ; Un tract communiste fabriqué dans le camp de Buchenwald ; Les cadeaux d'anniversaire envoyés à Maurice Thorez ; La carte de Marguerite Duras et son dossier d'exclusion du Parti ; Des lettres de militants scandalisés par le portrait de Staline par Picasso ; Des messages envoyés par les dirigeants des 'partis frères' ; Le questionnaire biographique de Georges Marchais, publié pour la première fois ; etc. Des reproductions de documents originaux à lire et à manipuler en famille. Une histoire de la gauche en France qui nous éclaire sur un siècle de débats passionnés. Un livre vivant qui rassemble toutes les générations.

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KATERINE, FRANCIS & SES PEINTRES

Chanteur, danseur, acteur, écrivain : sous des dehors nonchalants, Katerine est un hyperactif !

Il a participé cet automne à un nouveau projet musical sous le nom de Katerine, Francis & Ses Peintres : cinquante deux reprises de chansons incontournables du patrimoine français !

La preuve : cela va de « Ah la queue leu leu » de Bézu à « Ma Benz » de NTM en passant par « Capri c’est fini » ou « Ce matin, un lapin » : une liste de chansons iconoclaste et malicieuse pour monter ou baisser le son, selon l’humeur !

Il est accompagné ce matin par François Ripoche (à l'initiative du projet), Gilles Coronado, Fred Chiffoleau et Christophe Lavergne, les Pieds Nickelés du rock français !

Katerine, Francis & Ses Peintres jouent une chanson de Caroline Loeb, « C’est la Ouate » et une chanson de Pierre Bachelet, « Elle Est d’Ailleurs » avec Richard Lornac au piano.

MIREL WAGNER

Ce n’est pas l’arrière petite fille du compositeur de «Tristan & Isolde », c’est une chanteuse née en Ethiopie mais elle vit aujourd’hui en Finlande ! Je ne sais pas si c’est les longues nuits polaires qui jouent sur son humeur et sa musique mais Mirel Wagner chante comme si elle en avait trop vu et trop entendu, malgré son jeune âge.

Elle vient de sortir son premier album : neuf chansons folk jouées guitare et voix, minimalistes à l’extrême, dépouillées et bouleversantes… Une sorte de Léonard Cohen au féminin !

Elle sera en concert le 24 mars à Paris dans le cadre de l’excellent festival « Les Femmes s’en Mêlent » et Mirel Wagner joue « No Death »

La chronique de Daniel Morin:

La chronique de Ben:

Evénement(s) lié(s)

Cirque Gruss, Empreintes 2011

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