L'époque est à la solidarité. Dans le monde, les artistes se mobilisent. En France, l'humoriste Coluche, touché par le sort des plus pauvres, et se souvenant de sa propre situation, lance les Restos du coeur.

En 1985, Coluche créé les Restos du cœur. Ici le 21 décembre 1985, entouré de deux femmes déguisées en clown, pose devant l'entrée de l'un des premiers.
En 1985, Coluche créé les Restos du cœur. Ici le 21 décembre 1985, entouré de deux femmes déguisées en clown, pose devant l'entrée de l'un des premiers. © AFP / MICHEL GANGNE

Au départ, Coluche ne pensait faire qu'un coup. Il lance un appel aux dons des marques. ll les incite à livrer leur surplus.

Une idée qui vient de loin

Coluche : "J'ai reçu beaucoup de courrier de chômeurs qui me disent : "Vous êtes bien gentils[...] mais quand est-ce que vous allez chanter pour nous ?" 

Et j'ai eu une petite idée...

S'il y a des marques qui m'entendent, si elles sont intéressées pour sponsoriser une cantine gratuite que l'on pourrait commencer à faire à Paris, avant de nous déployer dans les grandes villes de France. Nous on est prêts à aider, et à recevoir des dons.

J'y pensais déjà quand plus jeune j'habitais en région parisienne où on avait froid aux pieds l'hiver, et qu'on n'avait pas à manger tous les jours. Je me disais : "Si j'arrive à faire quelque chose pour les autres plus tard, je le ferai". Chez les Colucci, on n'était pas riches. 

Une démarche comme la création des Restos du cœur est quelque chose que l'on porte en soi depuis toujours. Ce n'est pas quelque chose à laquelle vous pensez du jour au lendemain. 

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Touché par l'évolution de la pauvreté en France

Si on la possibilité d'ouvrir sa gueule, au moins que cela profite au plus grand nombre. 

Et le nombre de personnes qui n'a pas à manger a augmenté terriblement.

Et puis ce ne sont plus seulement des clochards qui ont faim, mais des ouvriers spécialisés sans travail. Des personnes qui savent faire quelque chose mais qui ne trouvent pas d'emploi.

C'est une nouvelle pauvreté. Et pour un pays comme le notre connu pour sa gastronomie, ce n'est pas normal que ses habitants n'aient pas à manger."

Marius Colucci, l'un des fils de l'humoriste : 

"Coluche était né dans un milieu et une époque très pauvre. Mais il n'en parlait pas ou sur le ton de l'humour lorsqu'il dit : 

Le plus dur chez nous c'était à la fin du mois, surtout les 30 derniers jours !

Ne pas évoquer sa misère est une façon de conserver sa dignité alors que l'on traverse une période compliquée."

La suite à écouter...

Avec Marius Colucci.

L'équipe 

  • Réalisation : Cécile Poss (RTBF) 
  • Mise en ondes : Marion Guillemette 
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