Il avait, lui aussi, un texte immigration à défendre à l’Assemblée (comme Collomb mardi), et qui parlait déjà des étudiants bloqueurs comme des "professionnels de... l’indignation".

Charles Pasqua en 1986
Charles Pasqua en 1986 © capture d'écran Antenne 2

On est au printemps puis à l’été 86, Charles Pasqua, l’un des prédécesseurs de Gérard Collomb à Beauvau, porte lui aussi un projet de loi pour réguler l’immigration. 

C’est l’alternance à droite, la cohabitation avec Mitterrand. Le sujet est brûlant. Il n’y a pas encore de Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, mais déjà 35 députés FN. 

Et c’est le moment où SOS Racisme se mobilise contre l’expulsion de 101 Maliens par charters, le moment où l’église catholique s’engage, Par la voix de l’archevêque de Lyon, Monseigneur Decourtray. Francs-maçons et Eglise même combat, nous dit Pierre Joxe, à l’époque patron des socialistes à l’Assemblée et qui succédera à Charles Pasqua deux ans plus tard.  

86, c’est aussi la sélection à l’université avec le projet de loi Devaquet, les facs et les lycées occupés, Charles Pasqua inflexible devant les militants RPR, réunis en congrès. Toute ressemblance avec le vocabulaire d’Emmanuel Macron serait fortuite.  

Aux "professionnels de la déstabilisation" de Charles Pasqua, Emmanuel Macron préfère le mot "désordre" en citant Audiard. D’ailleurs je n’ai pas retrouvé la citation d’origine, Donc appel aux auditeurs, si vous savez à quel texte Emmanuel Macron fait référence, merci de nous éclairer.  

Et ce qui fait désordre en cette fin d’année 1986, C’est la mort de Malik Oussekine cet étudiant de 22 ans frappé à mort par des voltigeurs, le projet de loi Devaquet est retiré le 8 décembre 1986.

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