30 août 1954, le président du conseil, Pierre Mendes-France, soumet au vote de l'Assemblée le projet de communauté européenne de défense.

Pierre Mendes-France à Strasbourg en septembre 1954
Pierre Mendes-France à Strasbourg en septembre 1954 © Getty / Bettmann / Contributeur

À l'époque, gaullistes et communistes y voyaient surtout une forme d'ingérence atlantiste en Europe. Mendès n'était pas très chaud, lui non plus, il a laissé faire les députés. Et il s'en explique à deux reprises, trois semaines plus tard. D'abord à l'occasion d'un discours à Nevers le 19 septembre.

D'abord les britanniques nos alliés, le message est clair. 

Mais à Strasbourg, trois jours plus tard, au conseil de l'Europe, Il insiste aussi sur le rapprochement franco-allemand.

La réconciliation, oui, mais elle se fera par l'économie, pas par l'armée. Si l'Europe boîte aujourd'hui sur les questions de défense, L'échec de la CED y est pour beaucoup. Et quand il faut frapper en Syrie, c'est vers la Grande Bretagne qu'Emmanuel Macron se tourne, un allié qui a choisi le Brexit.  Un paradoxe qu'on comprend mieux quand on remonte à ce vote du 30 août 54.

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