Une thérapie qui peut surprendre pour les victimes d'abus sexuels. Elle a été présentée cette semaine lors des Assises Internationales consacrées à ce fléau à l’Unesco par l’association SVS « Stop aux violences sexuelles » qui l'expérimente depuis 2012. Cette thérapie c'est ... l'escrime !

La thérapie en salle d'armes
La thérapie en salle d'armes © Radio France / Sandrine Oudin

Le tapis avant le divan ? 

Le Docteur Violaine Guérin fondatrrice de SVS en est convaincue. Le traumatisme physique est aussi important voire plus urgent à traiter que le traumatisme psychique. 

Qui a pris en premier ? C’est le corps et il a souvent pris cher !

Impact vaginal, rectal ou buccal ... Ca laisse des traces. Les victimes développent d'ailleurs très souvent des pathologies situées comme par hasard en dessous de la ceinture.

L'escrime, un médiateur thérapeutique idéal. Dr Violaine Guérin

  1. C’est un sport de combat et qui dit sport de combat dit « décharge ». 
  2. Contrairement au judo, pas de corps à corps. Inimaginable pour les victimes d’abus sexuels.
  3. L’escrime c’est apprendre l’attaque, la défense, l'art de l’esquive. 
  4. Enfin et surtout, on porte une panoplie qui couvre le corps et le visage, ce qui le transfère.

L'escrime m'a sauvé la vie ... Nathalie

Deux anciennes participantes ont accepté de venir pour nous, pour France Inter, assister à la séance proposée mardi aux participants des Assises pour témoigner de ce que le maniement du sabre leur a apporté.

La première c’est Marie, elle a 54 ans. La seconde Nathalie. Elle en a 51.

LA SUITE A ECOUTER

A signaler il est important que tous ces ateliers soient évidemment doublés d’un suivi thérapeutique individuel. 

Il en existe à Paris et dans une dizaine de villes. Pour les femmes, les hommes et même les enfants. Le site de l’association : www.stopauxviolencessexuelles.com
 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.