Le confinement aurait-il bousculé les pratiques sexuelles des français ? Peut-être : partout en France, et c'est encore plus net dans les zones les plus touchées par la covid, les ventes de sextoys s'envolent.

La boutique du Pont neuf à Paris
La boutique du Pont neuf à Paris © Radio France / Sandrine Oudin

Ventes record sur les prévisions 2020 lors du premier "chacun chez soi" du printemps. Nouvelle hausse après le déconfinement avec des love-store littéralement pris d'assaut. Et dès l'annonce du nouveau confinement, rebelote ! "Pendant le confinement, la Sécurité sociale suédoise rembourse les sextoys au même titre que nous, les antidépresseurs. Est-ce qu'il vaut mieux des sextoys et des antidépresseurs?" interroge Patrick Pruvot, fondateur de "Passage du Désir".

Il souligne aussi, non sans humour : "On a vendu énormément de menottes pendant le confinement... Donc les gens étaient enfermés et menottés !"

Les Français se lâcheraient sous la couette ?

La preuve, ce vendredi, Passage du desir, grande marque spécialisée dans ces jouets pour adultes pénètre une grande enseigne de supermarché, c'est une première.

Une cliente témoigne au micro de Sandrine Oudin :  

Je suis confinée toute seule et célibataire. Aller faire des rencontres pendant le confinement, je fais comment? Le désir ne s'éteint pas à partir du moment où le gouvernement a décidé de nous enfermer. 

"Donc on fait autrement, on innove pour pouvoir se faire plaisir", poursuit-elle. "D'ailleurs, des fois, c'est même mieux faire. Vous savez exactement où aller et ça marche". 

Pourquoi cet engouement ? Direction le centre de Paris devant l'une de ses boutiques où la vente à emporter  cartonne.

Des personnes sont arrivées en courant dès l'annonce du gouvernement, témoigne un vendeur : "Ça a été complètement délirant ! On faisait attendre les gens dehors... Macron a dit "On va être confinés", on était plein à craquer". Patrick Pruvot, confirme : "Il y a eu une explosion depuis le premier confinement. Nous avons, du jour au lendemain, doublé nos ventes. Ça n'a pas arrêté au déconfinement. Et ensuite, on a doublé à nouveau au deuxième confinement. On a multiplié nos ventes par quatre en six mois". 

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