Certes on les a vu manifester, ces patrons de bars ou de restaurants en colère parce que condamnés à rester fermés jusqu’à nouvel ordre. Mais les autres ? Ceux qui pour des raisons de santé ou d’âge avancé n’ont pu rejoindre les cortèges. Eux aussi réclament la réouverture ...

Pas contente la mère la pipe !
Pas contente la mère la pipe ! © Radio France / Sandrine Oudin

Comment les qualifier… Monuments historiques ? Dinosaures de nos comptoirs ? Ces patrons ou patronnes de tous petits petits petits bistrots !

Ces p’tits troquets de campagne, ces p’tits zingues de centres villes qui disparaissent les uns après les autres après le décès de leur propriétaire ...

Ils sont notre patrimoine !

Jeannine Brunet par exemple. Patronne du « Café du coin » au Mans.

Jeannine alias la « Mère Lapipe » parce qu’elle en a toujours une au bec.

Cette arrière-grand-mère a près de 80 ans . Elle est là depuis des décennies, 7 jours sur 7 derrière derrière son comptoir. « De 16h30 jusqu'à ce que j’en ai marre » …

La mère Lapipe veut rouvrir elle aussi au plus vite, sauf qu’elle, c’est pas pour défendre son chiffre d'affaire (il est si ridicule), c'est pour « sauver sa peau » comme elle dit.

Jeannine est veuve. Son fils unique est décédé. Il lui reste quoi ? Son bar et « Gamin » son p’tit chien ...

Premier confinement j'ai résisté, là c'est trop !

Trop seule, trop triste, Jeannine a non seulement fermé le rideau mais aussi ses volets. 

Son bar c’est son salon ! Son lit est juste à côté … Autant dire une "vraie de vraie" !

Sacrée Mère Lapipe que Sandrine oudin a réussi à « amadouer » en arrivant avec son vin pétillant préféré, son "pète pète" comme elle l'appelle !

Rencontre avec un caractère bien trempé et tellement attachant ...

Confinement oblige, on rentre par la cour, une porte qui sert rarement ...

LA SUITE A ECOUTER

Et si comme Sandrine, cette mamie vous a ému(e)s, un très beau livre « La mère Lapipe dans son bistrot » de Pierrick Bourgault 

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